. * Présentation : Fiction Yaoi / M-Preg .

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Notez-moi ici :

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 10:26

Modifié le jeudi 27 août 2009 09:42

. _ C h a p i t r e 1 .

 .  _ C h a p i t r e  1                           .
_ Mardi 2 Septembre.

_______________ B i l l :

2 mois ... 2 mois que je suis parti de chez moi, laissant au passé mes vieux souvenirs d'enfants de bourge. Je supportais plus l'atmosphère écrasante qui régnait à la maison. Et pourtant... A l'heure qu'il est, je me demande si j'ai bien fait de fuir, de partir loin.
C'est dur. Très dur. Jusqu'à présent, j'ai réussi à payer le loyer de ma petite chambre, mais je pense que pour le mois prochain je n'ai pas assez. Je cherche désespérément un petit job.
Mais voilà que c'est la fin de l'été, ce qui signifie plus de job pour les jeunes. Qu'est-ce que je vais devenir sansargent ? Sans toit pour dormir ?
J'ai peur. Et il faut vraiment que je décroche un travail... J'arrive dans une ruelle. C'est ici que se trouve une grande boîte d'Hambourg. Une boite à putes à ce qui paraît... « Le Krystal ».
C'est une de mes dernières chances. Je prie de tout mon c½ur pour être accepté ici. Je donnerai n'importequoi. J'entends du bruit derrière moi, et craintif de nature, je rentre vite.
Certaines lumières sont déjà installées, le club va donc bientôt ouvrir. Je me dirige vers un homme d'une trentaine d'année et lui demande si c'est possible de rencontrer le patron. Une voix s'élève alors derrière moi.

_______________ T o m :

« Oui je suis le patron » dis-je automatiquement. Je détaille alors la personne qui me cherchait. Celle-ci se retourne et me regarde à son tour. Une fille ? Un mec ? Je ne saurais dire. La seule chose dont je peux être sûr est de son jeune âge. Il est plus courant de voir des adultes dans ce genre d'endroit. Comme je ne dis rien, trop concentré par ma contemplation, il ou elle rougit légèrement. Je lui demande de quoi il s'agit.

« C'est pour un emploi » me répond l'individu, d'une voix tremblante. J'ouvre d'abord de grands yeux, surpris. Après un instant de silence, je lui fais signe de me suivre. On longe un couloir, et je rentre dans une pièce noire. J'allume la lumière et il ou elle sursaute. Je crois que je lui ai fait peur...

- Commençons par le commencement... Tu es ?
- Heu ... Je...
- Oui ?
- Bill. Je m'appelle Bill.
Réponse à ma question : c'est donc un homme. Je pense que je n'aurais pas trouvé tout seul.

- Tu cherches un job c'est ça ?
- Oui... Ce serait pour être barman. Vous voulez mon dossier ? Je lui réponds que non, c'est inutile. A première vu, il à l'air assez timide. Même coincé... Je ne sais vraiment pas si je vais pouvoir l'aider, et bien qu'il me fasse pitié, je ne vois pas trop d'avenir pour sa future carrière de Barman.

- Je vais aller me renseigner, pour savoir s'il y a encore des places... Mais je ne pense pas que ce soit possible.
- Ok. Merci. Il rougit encore une fois. Je le laisse patienter et sors du bureau.

_______________ B i l l :

Je patiente quelques minutes tout seul, dans un endroit où je n'ai jamais mis les pieds. Il ne fait pas chaud, mais je ne suis pas sûr que ce soit pour cela que j'ai la chaire de poule. A vrai dire, je ne suis vraiment pas rassuré. Je prends finalement la décision de m'asseoir sur une chaise. Je pose ma tête sur le bureau bordélique, quand la porte s'ouvre. Je me retourne et aperçoit le patron sourire aux lèvres. Mon c½ur bat à 1000 à l'heure. Ce sourire serait-il signe d'approbation ?

- Alors ? Dis-je précipitamment.
- Je suis désolé, mais nous avons suffisamment de Barmans.

Sans rien dire, je baisse la tête. Encore une fausse joie. Je ne trouverais définitivement pas de job. Je suis condamné à crever de froid et/ou de faim dans une ville qui m'était totalement inconnue il y a seulement deux mois. Comment ais-je pu espérer une fois de plus ?

- Cependant j'ai peut-être quelque chose pour toi...

Je relève instantanément la tête. Je le regarde alors, les yeux mouillés. Je crois que j'étais sur le point de pleurer. Il me regarde toujours avec ce même sourire, un sourire séduisant et dangereux à la fois. Il à l'air jeune, mais certainement plus vieux que moi. Il n'a pas vraiment l'allure d'un patron type. Ses énormes vêtements tels des draps, ainsi que ses dreadlocks mises parfaitement sous une casquette ne peuvent pas être associés au terme « classe ».

- Quel âge as-tu ?

J'avais presque oublié qu'il s'adressait à moi, et qu'il allait peut-être me sauver la vie.

- 17. Je viens d'avoir 17 ans...
- Ah oui... Tu es encore jeune. Normalement on n'accepte pas les mineurs.

Je lui fais une petite tête de chien battu, mais après réflexion, ça me donne peut-être encore l'air plus gamin que je ne le suis déjà. Je décide de lui faire une tête de gros dur.

- Je suis pourtant très mature !
- Je n'en doute pas... Il dit ça en souriant encore. Un sourire ? Ou plutôt un foutage de gueule... Il donne l'impression d'en douter totalement.

- Es-tu homo ?

0.0 Je reste sur le cul. J'ai bien entendu ? Qu'est-ce que cette question vient faire dans la conversation ?

- Pardon ?
- Je te demande si tu es homo ...
- Ça ne vous regarde pas...
- J'ai vraiment besoin de savoir...

Je détourne la question.

- Ce serait pour quel travail au fait ?
- Ben... Tu pourrais t'occuper plus personnellement des clients...
- C'est-à-dire ? Je ne comprends pas trop ...
- Bon en gros : Je te propose de baiser pour de l'argent.

J'ouvre ma bouche de toute sa largeur. Moi ? Baiser pour de l'argent ? Je ne sais pas quoi répondre. Peut-être qu'il se fou de ma gueule. Ou peut-être que c'est simplement la vérité.

- Vous plaisantez ?
- Non. C'est très sérieux. Et, à vrai dire, c'est un bar à putes ici, et si les clients regardent le Barman et non la pute, ça le fait pas...

Je déglutis difficilement. Moi qui cherchais un petit boulot inoffensif, voilà qu'on me propose de me convertir en pute. Je ne sais vraiment pas quoi faire, et surtout, il y a un gros problème...

- De plus, t'as pas vraiment l'allure d'un Barman, alors que par contre...
- Mais je ...
- C'est ça ou rien !

Je sursaute. Il a haussé soudainement le ton, sans me laisser le temps de m'exprimer.

- Désolé mec, mais si tu veux vraiment un job, prends celui-ci. Tu pourras gagner vachement d'argent, tout en te faisant du bien... Il me regarde d'une façon perverse, malsaine, tel un pédophile. Ou peut-être que je me fais juste des idées...

- Non. Je ne peux pas. Je ne suis plus intéressé.
- Très bien. Casse-toi alors.

Je le regarde. Pourquoi autant d'agressivité pour un simple non ? Je me lève, ce qu'il ne prend même pas la peine de faire. Il me montre la sortie, et je sors de la boîte rapidement. Je ne trouverais donc jamais ce que je cherche... Je perds totalement espoir. Mais j'ai maintenant une certitude : jamais je n'aurais dû fuguer...

_ Vendredi 5 Septembre.

_______________ B i l l :

Je rentre pour la deuxième fois de ma vie dans cette boîte. Rien que l'idée me donne envie de gerber. A peine les deux pieds à l'intérieur, je me retrouve face à face avec le patron calamar.

- Tiens... Ça faisait longtemps ! Il n'a pas l'air de m'apprécier, ni d'être enchanté de me revoir.

- J'ai changé d'avis...

Sur ce, il s'arrête immédiatement d'avancer et me fixe. Sourire aux lèvres il me dit :

- Pour de vrai ? Je veux dire... T'es ok ?
- C'est ça, ou bien je fais la manche. Alors oui, je suis ok. Il est à présent de meilleure humeur. Cool, il est plus charmant comme ça. Quoi que, charmant n'est pas vraiment le mot.

- Super. Mais alors réponds à ma question : tu préfères les mecs ? les filles ?
- Les deux.

Et pour la première fois de la soirée, je sens mes joues rosirent. Il doit penser que c'est une habitude chez moi.

- Je sens que notre tirelire va péter Coco ! Il a l'air enthousiaste lui. Je devrais l'être aussi. C'est seulement que je souhaitais un job un peu plus... propre.

- Je commence quand ?
- Quand tu veux ! Tu as combien d'années d'expériences sexuelles ?
- Heu... enfaîte...
- ?
- Je suis puceau.

Ça y est. Là je crois qu'on peut m'enterrer vivant. On doit se demander si je me suis pas baigné dans du Ketchup tellement je dois être rouge. J'ai honte, tellement honte.

- Pardon ?? Il semble complètement perdu. Il se demande sûrement si je me fou de sa gueule ou non. Il me regarde comme si j'avais tué quelqu'un, comme si je n'étais pas humain.

- Enfin ... Je l'ai déjà fait avec des filles. Mais je veux dire... Jamais avec des hommes. Ca va poser un problème ?
- Et bien... Essentiellement des hommes viennent ici. Il faudrait donc mieux que tu sois expérimenté avec ces messieurs...
- ...
- Notre boîte est très stricte, et il y a beaucoup de règles à respecter. Au moindre faux pas, à la moindre petite erreur de ta part, tu seras viré sur le champ.
- Ok...
- Normalement, je dis bien normalement, on demande un minimum de 4 ans d'expériences sexuelles régulières. Mais tu me plais bien, donc je vais envoyer chier ces 4 ans. Par contre tu vas quand même être testé par un professionnel, et tu vas peut-être devoir prendre quelques cours.

Je lui plais bien ? Je rêve ou il me flatte ? Surtout, faire comme si ça ne me touchait pas. Merde, je crois que je rougis encore...

_______________ T o m :

- Tout d'abord, il va falloir que tu arrêtes de rougir ! Et voilà... Il rougis encore plus... Qu'est-ce que je vais pouvoir faire de lui mon dieu, c'est pitoyable !

- Oui... Pardon.
- Il faut que tu ais plus d'assurance, mais ça tu apprendras avec le temps. La confiance en soit c'est super important dans ce métier !
- Et donc pour le test ? Je vais le passer quand ?
- Tu peux le passer maintenant si tu veux. Bien entendu il faut que tu payes. C'est comme si tu étais un client.
- Ah non je peux rien payer. Sinon je ne viendrais pas ici. Je suis très endetté. C'est impossible pour moi.
- Pourtant il faut que tu payes. C'est pas gratos les services de ce genre...

Apparemment, il semble très déçu. Il ne payera pas... C'est sûr. Et moi je l'ai dans le cul.

- Tes parents ne peuvent pas t'aider ?
- Non. J'ai fugué... Je les supportais plus...
- Et bien... Seule solution : je te donne un quart d'heure pour aller piquer un porte feuille.
- Quoi ?
- Tu as très bien compris...

Le pauvre petit a l'air totalement bouleversé. On dirait que je lui demande la lune.

- Allez c'est pas si dur. Tout le monde à déjà fait ça une fois dans sa vie...
- Ben pas moi ! Et c'est pas aujourd'hui que ça va changer !
- Mais tu fais comment pour l'argent ?
- Je regrette, mais je crois que j'abandonne.
- Déjà ?
- Oui. J'ai vraiment eu une stupide idée en revenant sur ma décision...

Il me tourne subitement le dos et se dirige vers la sortie. Dommage, sa jolie paire de fesses en aurait séduit plus d'un...

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 16:20

Modifié le mardi 19 août 2008 07:47

. _ C h a p i t r e 2 .

 .  _ C h a p i t r e  2                           .



_ Vendredi 3 Octobre.

_______________ B i l l :

Je suis fatigué d'attendre. Il doit commencer à se faire tard. Je regarde sur mon portable, qui m'indique seulement 10 heures. A dire vrai, passer la nuit dehors, à attendre sur un bout de carton dans la rue, et satisfaire des besoins pour presque rien, n'est pas une activité vraiment très excitante. Du moins pour ma part, ça ne me passionne pas.

Plus les jours passent, plus le temps se refroidi rapidement. Normal, l'hiver arrive peu à peu. Je regarde passer les gens. Certains m'échangent quelques regards furtifs, me plaignant sûrement, d'autres me fixent plus attentivement. Il y a aussi ceux qui ne me prêtent aucune attention.

De temps en temps, un homme m'aborde. Il me demande de le suivre, souvent dans sa voiture, je fais ce que je dois faire sans un mot, et on ne se revoit plus. Certains soirs j'ai beaucoup de travail, d'autres je perds stupidement mon temps.

Ce soir, ça marche plutôt bien. Je n'ai pas à me plaindre. Pourtant c'est ce que je fais, simplement parce que je ne supporte plus cette vie terne, immorale. J'ai tellement changé ces derniers mois... Je ne suis plus la même personne, je ne me reconnais presque pas.

Je ne comprends pas comment j'ai pu en arriver là. Fuguer n'était sûrement pas la meilleure option. Certainement la pire de toutes... Mais chaque soir se ressemble et je prends maintenant l'habitude. Il y a un mois, j'étais tellement innocent. Mais à présent, j'ai appris à me défendre.

J'ai beaucoup moins peur...

-Hey toi ! Qu'est-ce que tu fais là ?

Je sursaute. Une voix me tire de mes pensées, et me prouve que finalement, il m'arrive encore d'avoir la frousse. Je relève la tête en direction de mon interlocuteur et le reconnaît immédiatement. Avec un look aussi hors du commun, impossible de l'oublier. C'est le patron du « Krystal », où je me suis présenté le mois dernier.

Il n'a pas changé...

-Rien. Je me repose c'est tout.

-Très bien. Alors repose-toi 50 mètres plus loin. Tu es trop près de ma boîte là...

-Et alors ??

-Je sais très bien ce que tu fais, et je sais surtout que tu vas me piquer mes clients salope !

Apparemment, il ne m'a pas reconnu. Logique, puisque je suis bien différent d'il y a un mois... Je ne perds pas mon sang froid, et le regarde, faisant style de ne pas comprendre :

-Ecoute, je ne vois pas de quoi tu peux bien parler, mais moi j'attends mon copain. Il va arriver d'une minute à l'autre.

-Ton copain a intérêt à se bouger le cul dans ce cas...

Il se retourne et repart en direction de sa boîte.


_______________ T o m :

Ce n'est pas la première fois que je la vois traîner par ici cette pute. Je n'aime pas ça. Jusqu'à maintenant je n'avais rien dit, croyant que c'était juste un endroit temporaire. Mais ça commence à faire trop. Le pire c'est qu'elle est arrogante cette chieuse...

Ca ne va pas se passer comme ça. Et l'histoire de son copain... C'était pour faire de l'humour ?

Tiens... Quand on parle du loup... Une voiture noire s'arrête devant elle, et la fenêtre se baisse. Je la vois qui s'avance, fait un sourire pervers comme il faut au conducteur, lui adresse quelques mots et ouvre la portière.
Juste son copain ? On y croit tous... Et moi le premier !

La caisse se barre avec elle, mais comme toujours, elle reviendra.
Ce n'est pas la dernière fois qu'on se voit ma belle...


_______________ B i l l :

Je retourne m'asseoir sur mon carton habituel. Cette fois-ci, ça aura duré une heure. Le mec était moche, énorme, sal. Il sentait la transpiration et avait sûrement oublié de se brosser les dents. J'ai dû lui faire une pipe, le laisser me rouler une pelle, et faire semblant d'y prendre du bien.

Malgré ça, je ne suis pas plus dégoûté que cela. Comme je dis, j'ai l'habitude maintenant. Mais ce qui me gène c'est que j'ai fait ça seulement pour 10 euros. C'est ignoble. Et pour mon loyer j'ai déjà entamé plusieurs prêts.

Il est à présent 11 heures passées, et je recommence une nouvelle fois : attendre. Attendre, attendre, attendre. Attendre pour quoi au juste ? Pour une nouvelle fois, me faire pourrir de l'intérieur ? Ce n'est pas une vie ça...
Un homme m'interpelle.

Et c'est repartit pour un tour ! Je me lève, me glisse à nouveau dans le personnage. Oui, parce que je dois m'inventer un personnage... Je fixe l'homme, et lui jette un regard provocateur. Bizarrement, il a l'air assez contrarié. Il ne me regarde pas de la même manière que les clients habituels.

-S'il vous plaît mademoiselle. Je vais vous demander de partir 50 mètres plus loin.

Je ne comprends pas pourquoi il s'exprime ainsi. De plus, d'ordinaire, les gens me regardent avec plus de désir, plus de passion.

-Allez dépêchez-vous ou j'en viens à la force.

C'est seulement maintenant que je remarque le badge posé sur son tee-shirt, avec inscrit noir sur blanc « Sécurité – Le Krystal ». J'abandonne alors mon personnage et essais de me défendre comme je peux.

-Mais je n'ai rien fait !

-50 mètres plus loin...

-Mais j'en ai marre à la fin ! Je ne fais rien ici ! J'attends juste mon copain qui est dans la boîte !

-Et bien attendez-le 50 mètres plus loin...

Je dégage donc sans discuter. Une fois 50 mètres plus loin, je me retourne. Il est toujours là, entrain de me fixer les bras croisés. Un client arrive alors, et je pars avec lui, reprenant mon autre visage.

Lorsque je reviens environ 30 minutes plus tard, je reprends place une fois de plus sur mon carton. Le vigil de tout à l'heure s'approche à nouveau de moi. Alors que je m'apprête à trouver une nouvelle excuse, il s'assoit à mes côtés. Etonné, je le regarde. Avec un air de pitié, il me dit :

-Pourquoi vous faites ça ?

-Pourquoi je fais quoi ?

-Vous le savez aussi bien que moi...

-....

-Ca ne me regarde pas. Pourtant je me sens concerné au fond. Moi non plus je ne fais pas toujours des choses très exemplaires, mais moi je suis vieux. Tu es jeune, très jeune. Trop jeune. Mon fils a le même âge que toi. Je me mets donc à la place de tes parents...

-Et il a quel âge ?

-Bientôt 15 ans.

-J'en ai 17 alors non, on n'a pas le même âge. Et vous ne pouvez pas vous mettre à la place de mes parents puisque je n'ai pas de parents !

Il ne sait plus quoi dire. Il semble regretter à présent ses propos. J'ai mentis, bien sur que j'ai des parents. Mais ils ne savent rien de ce que je fais, d'où je suis, et de ce que je suis devenu. Ils ne sont plus là maintenant...

Nous restons assis ainsi, tous les deux, un bon moment. Je réfléchis longuement avant de décider de me jeter à l'eau :

-Il y aurait du job pour moi dans ce club ?

Après un petit soupir de sa part, il me répond qu'il n'en sait trop rien, mais qu'il peut aller se renseigner. J'espère que ce sera encore possible, car la vie dans la rue n'est à présent plus supportable.

Nous nous levons, et nous dirigeons vers ce club, où beaucoup de gens entrent et sortent. A l'entrée, un énorme panneau clignotant indique le nom de la boîte. Ca doit être très fréquenté...

J'entre, le suivant de près. Je ne voudrais pas le perdre de vue... Nous nous approchons du bar, et il interpelle quelqu'un.

_______________ T o m :

-Encore elle ?

-Ouais... Elle est revenue. Mais cette fois elle demande du travail chez nous...

Je la détaille attentivement, cherchant le pour et le contre. Ok, elle commence déjà à me courir sur le haricot. Mais au fond, elle à l'air d'avoir pas mal du succès, vu le nombre de mecs qui s'arrêtent pour elle dans la rue. Peut-être bien qu'elle nous serait très utile...

-Et bien on va voir ça tout de suite... Suis moi.

Je me tourne et la sens qui me suit. Elle ne parle pas beaucoup pour le moment. Nous arrivons dans mon bureau, je la fais entrer et s'asseoir. Elle me regarde, et alors que je m'apprête à ouvrir la bouche elle me dit :

-Je suis déjà venue me proposer ici enfaîte. Enfin, c'est vous qui m'avez proposé.

Comme je n'en ai évidemment aucun souvenir, je fais mine de réfléchir.

-Je vous avais dit que j'étais puceau... Enfin... Que j'avais pas d'expérience avec les hommes quoi... Bill, vous vous souvenez ?

-Ah oui Bill ! Bien sûr. Comment pourrait-on oublier ça ? Et figure-toi que je t'ai encore pris pour une meuf...

Je lui fais un sourire moqueur.

- J'ai changé maintenant... Comme vous voyez je fais ça dans la rue. Et j'ai beaucoup de clients. J'ai donc une meilleure expérience qu'il y a un mois. Mais je gagne trop peu d'argent...

-...

-Je suis accepté ? Je veux dire, on zappe toujours les 4 ans d'expérience ? J'ai vraiment besoin d'argent... Et comme vous me demandez tout le temps « d'aller 50 mètres plus loin »...

-Ok. C'est d'accord. Je t'engage.

J'ai dit ça peut-être trop vite. Mais je pense que c'est ce qu'il y a de mieux à faire. Je ne vais sans doute pas regretter... Après tout, il a vraiment l'air d'avoir changé !

C'est pas très raisonnable de ma part. J'aurais dû réfléchir d'avantage. Mais bon, j'ai dit oui. Il va me montrer ce qu'il vaut... Un petit sourire se dessine sur son visage.

-Mais il faut toujours payer les tests...

-C'est combien ?

-50 euros.

-A oui quand même...

Après une petite pause, il dit :

-Bon ok. Ca va être un peu juste, mais je vais y arriver. Je gagnerais combien si je travaille ici ?

-Tout dépend de toi. Tu fixes ton prix, mais tu m'en parles d'abord par contre. Au fur et à mesure que le succès augmente, tu fais monter les prix. Au départ tu es à 50 euros.

Il sourit de nouveau. Je crois que ce job commence à l'intéresser réellement.

-Bien, un homme va venir te tester, disons demain... C'est un professionnel qui se déplace de boîte en boîte à Hamburg. C'est pour ça que tu devras le payer. C'est son job, et il va tout de suite nous dire si tu es fait pour ça ou pas. Fais gaffe, il est super exigeant...

Il n'a pas l'air très sûr de lui. Mais j'ai confiance, et à vrai dire, je lui fais faire les tests uniquement par principe.


_______________ B i l l :


Nous discutons tous les deux, entre employé / employeur. Il me détaille, et semble satisfait de moi.

-Et bien, Bill, je vais te dire le règlement, dans le cas où tu es accepté après les tests. Mémorise bien tout, car souviens-toi : une erreur et tu remets plus les pieds ici.

-Ok...

-1. Il y a le directeur de la boîte et trois patrons : Sam, Alex, et moi. Je m'appelle Tom. Tu dois m'appeler par mon prénom, et ici, on tutoie tout le monde. Sauf le directeur évidemment. Tu es sous ma responsabilité. Tu as donc intérêt à me prévenir de tous tes fais et gestes. Et si jamais tu veux monter ton prix, il faut m'en demander l'autorisation.
2. Nous sommes tous équipés d'un bip, patron comme employé. Le bip fonctionne aussi avec textos. Lorsqu'un client se présente, tu me bip une fois. Tu m'indiques le temps qu'il compte rester avec toi, ainsi que le numéro de la chambre où vous vous trouvez. En cas de soucis, de client violent ou autre, tu me bip deux fois, et j'arrive tout de suite.
3. Le client est roi : qu'il veuille dominer, être dominé, qu'il ai envie que tu cris ou que tu lui fasse des gâteries... Tout ce qu'il te demande doit être exaucé. Et surtout, cela doit durer le temps qu'il désire. Pas plus, pas moins. Tu dois toujours être près à recommencer. De plus, quelque soit le client ou sa classe sociale, tu dois accepter de t'en occuper. Ici, tu pourras trouver des gars pétés de tune, comme des gars sans un rond qui économisent toute leur vie. Cependant tu dois aussi savoir t'affirmer, ce qui nous mène à la règle 4.
Il ne s'arrête plus. Même pas une pause avant de réfléchir à la règle suivante. On dirait qu'il a appris une leçon par c½ur. Il parle sans méchanceté, mais sans générosité non plus. Sa voix est terriblement douce, mais il utilise un ton neutre. Je parie que des dizaines de jeunes femmes ont déjà eu envie de lui dans la boîte. Dommage qu'il ne soit que patron, car moi aussi aurait été intéressé...

-4. Dans ce métier, il faut quand même être sûr de soi. Si tu as peur, et si tu n'as pas confiance en toi, tu ne pourras pas y arriver, et tu craqueras. Ici, les larmes ne sont pas tolérées.
5. Evidemment, tu n'es pas la seule « pute » ici. Vous êtes une grosse trentaine. Avant que la soirée commence, je te conseille de discuter avec elles. Il y en a plein qui sont très sympas, et tu peux leur demander conseils. Mais dès que le travail débute, rappelle-toi que tu es en concurrence avec elles. J'ai 10 filles à ma charge, et deux gars : Andréa et maintenant toi.
6. Pour le fric que tu gagnes, 1 quart est à toi, et les 3 autres quarts me reviennent. A chaque fin de nuit, tu me rapportes ce que tu as gagné et je te rends immédiatement la monnaie. Et à chaque fin de semaine, je dois 100 euros par fille au directeur. Je ne garde donc pas tout le fric pour moi, mais bon de toutes façons ça ne te regarde pas.
7. Dans notre club, nous établissons toute une hiérarchie. Au départ, tu seras sur le trottoir. T'attendras les clients à l'extérieur et tu pourras rentrer une fois avec eux. C'est pour ça que je voulais que tu te barre 50 mètres plus loin, pour pas que tu te confondes aux notres. Ensuite, deuxième échelon : quand je vois que tu t'es bien intégré, je te fais passer dans le bar, où tu pourras circuler librement, toujours à la recherche de clients. Après ça tu passeras à la barre, où tu danseras jusqu'à que quelqu'un te branche et tu partiras alors avec dans une chambre. Ca c'était le 3ème niveau. Et le dernier, où seulement 6 places sont dispo, ça s'appelle la « glass'boxe ». T'es derrière une vitre, dans une chambre. Les clients passent, et lorsque l'un d'eux te choisit la lumière s'éteint. Il rentre alors avec toi dans la glass'boxe.
Dernière chose : Tu n'as pas le droit de consommer au bar, sauf si un client t'y invite. Je pense que je t'ai tout dit... Une question ?

Je crois que je n'ai pas tout enregistré. Peut-être que j'aurais dû prendre quelques notes. Comment veut-il que je retienne tout ça ? En tout cas, ça à l'air très strict. Et je n'ai vraiment pas intérêt à me la couler douce... Je réfléchis un peu et m'aperçois qu'il ne m'a pas parlé d'une chose importante.

-Et les horaires ?

-J'allais y venir... Je veux te voir ici, tous les jours sauf imprévu, à 8 heures du soir. Pas de retard toléré. Tu bosse jusqu'à 6 heures du mat' sauf si je te libère avant. C'est à cette heure là que tu me fileras le pognon.

-Très bien ...

-Dernière chose : Il te faut un pseudo ...

-Heu ... Billy ?

Il me regarde comme si j'avais dit une connerie, puis acquiesce finalement.

- Et bien, "Billy", tombes-tu facilement amoureux ?

- Heu... Je ne suis jamais tombé amoureux...

- Super. Parce qu'il ne faut pas que tu t'attaches aux clients. Ca pourrait devenir génant...

Je ne comprends pas très bien, mais ne prolonge pas la conversation.

Je sens qu'une nouvelle vie va s'ouvrir à moi. Si je réussi les tests bien sûr. Ok, toujours dans le même genre de monde : celui de la saleté, de la monotonie. Mais c'est ainsi, et à moins que de retourner vivre chez mes parents, ce que je souhaite le moins du monde, il faut que je sois fort, et que je résiste. Après tout, il faut que j'assume les conséquences de mes choix...

Je me lève, et lui sers la main, sous son air étonné. Je lui dit à demain et sors de la boîte. Le jour ne s'est pas encore levé, et la boîte est toujours pleine à craquer...










# Posté le mercredi 23 juillet 2008 07:50

Modifié le mardi 19 août 2008 07:49

. _ C h a p i t r e 3 .

 .  _ C h a p i t r e  3                           .
_ Samedi 4 Octobre

_______________ B i l l :

Il est 18 heures. Mon réveil vient de sonner, me ramenant à la réalité. Encore un rêve stupide, où je me retrouve dans la peau d'un mannequin. Ce soir va être ma première expérience en tant qu' employé. J'ai hâte, et peur à la fois. Est-ce que je vais faire l'affaire ? Est-ce qu'ils vont immédiatement me virer ? Pleins de questions me traversent, mais j' essais de ne pas y penser. Je grignote quelques bâtonnets de crabe, et prends une petite douche rapide. Question inévitable : Comment m'habiller ? Je ne sais vraiment pas, j'ai peur que le patron n'apprécie pas ma tenue. J'hésite à mettre en valeur mon côté féminin, ou au contraire, privilégier des accessoires plus masculins. Après 3 quarts d'heure d'hésitation, j'opte pour un jean moulant et un tee-shirt gris à motifs noirs et roses. Simple, et pratique à enlever.
Je m'aperçois que je n'ai plus le temps pour traîner plus longtemps : 19 heures passées, et j'ai rendez-vous à 20 heures piles. Je sors de mon immeuble, me retrouvant dans la rue. Je dois y aller à pieds, et le club n'est pas tout près. Je presse le pas, et cours un peu sur la fin. Sur le chemin plusieurs gars m'ont sifflé, mais avec l'habitude, je n'y prête même plus attention.
J'arrive enfin devant la boîte. 8 heures piles, on peut dire que c'est de la chance. Je rentre à l'intérieur, un peu essoufflé, et me dirige vers la pièce où le patron m'a donné rendez-vous. J'ouvre la porte et aperçois une dizaine de filles, toutes aussi bien foutues les unes que les autres. Je ne sais pas où me mettre, un peu gêné sans doute. D'ailleurs, je dois sûrement rougir : elles sont toutes à poil, entrain de se changer. J' essais de me fondre dans le décors, mais une nana me repère.

- Hey toi ! T'es nouveau ?

C'est une brunette à la peau mate. Elle est mignonne, souriante, et mesure quelques centimètres de moins que moi.

- Ouais... C'est mon premier jour ici.

Je réponds avec timidité, mais me rappelle des propos du patron : pour ce métier, la confiance en sois est obligatoire. Je me relâche donc, et approfondis la conversation :

-Tu t'appelles comment ?
-Juliette et toi ?
-Bill. Je m'appelle Bill. Ça fait longtemps que t'es ici ?
-Pas vraiment. Je suis là depuis 3 mois.
-Et tu es à quel poste ?
-Dans le bar. Je suppose que toi tu vas aussi passer par le trottoir...

Elle fait une grimace. Apparemment, elle ne regrette pas d'être passée au second niveau.

-Je suis habitué t'inquiète. Je faisais ça dans la rue jusqu'à hier.
-Ça va alors. Mais dis-moi, t'es pas un peu jeune ?
-Je suis encore mineur...
-Ah ok. Ben écoute Bill, si t'as besoin d'aide, de conseils, pense à moi.
-Ouais. Merci beaucoup de m'avoir parlé.

Elle rigole.

-Ben c'est naturel. Entre collègues, on peut quand même s'adresser la parole ! Bon, je vais songer à m'habiller aussi...
-C'est eux qui fournissent les vêtements ?
-Oui oui. Faut voir la styliste pour ça. Mais je pense qu'il faut que tu attendes que Tom arrive, étant donné que tu débutes.
-Tom ?
-Ben oui, le patron quoi .

J'avais oublié qu'il avait un prénom...

Elle enlève son tee-shirt sous mes yeux. Je décide donc de lui laisser tout de même son intimité en m'éloignant un peu. Les gens ne sont vraiment pas pudiques ici. En même temps, dans ce type de jobs il ne vaut mieux pas l'être...

La porte s'ouvre brusquement, laissant entrer le patron. Ou plutôt Tom...
Il est en retard LUI. Et je parie qu'il n'aura aucune réflexion. C'est de l'injustice, de la discrimination. Les filles redressent la tête instantanément, lui jetant un regard ainsi qu'un immense sourire. Il leur rend ce sourire, et lance un « Salut les filles », avec une voix de séducteur. Celles-ci retournent alors à leurs occupations. Malgré qu'il se soit adressé uniquement au sexe opposé, je ne peut m'empêcher de sourire intérieurement : il est vraiment pas mal...
Il passe à côté de moi, sans même me calculer. Je me racle la gorge et l'interpelle :

-Tom !

Il se retourne et me regarde.

- Salut toi...

Cette fois-ci, ses paroles me sont adressées personnellement, ce qui ne fait que m'émoustiller d'avantage.

- J'avais oublié que je t'avais employé.

Le salop. C'était pas super sympa de me balancer cette réflexion en pleine face. Il aurait pu garder ça pour lui ce con... Non mais comment je parle du patron moi ? Faut que je me calme là...

-T'as eu le temps de faire des connaissances ?
-Ouais, avec Juliette. Elle est gentille.
-Ok, super.

Bien entendu, il s'en fou carrément et ne se gène pas pour me le faire remarquer.

-Il faut que tu me suives. Je vais te montrer la styliste.

Il m'emmène dans une petite salle mitoyenne, et ferme la porte derrière lui.

-Hello Lena ! Ça va ma belle ?
-Ouais très bien. Et toi ?
-Ben figure-toi que je t'amène un nouveau. Un de plus à t'occuper.
-Bonjour.

Elle me fait un grand sourire, assez chaleureux. Elle aussi semble agréable, par contre ce n'est pas mon genre de fille. Ses yeux de vipère me font un peu peur et j'ai l'impression qu'elle va m'engloutir tout cru.

-Donc Bill, Lena va prendre tes mensurations. C'est plus pratique pour les costumes sur-mesure. Déshabilles-toi.

Ce gars est vraiment direct. Mais bon Tom est le patron, et je dois faire ce qu'il veut. Sans me faire désirer, j'enlève tee-shirt et pantalon.

-J'enlève le boxer aussi ?
-Ben oui...
Il me répond comme si c'était évident, alors que si ça l'était, j'aurais pas pris la peine de demander.

_______________ T o m :

Il est pas très fut-fut le Billoute. Enfin, pas si billoute que ça finalement... Il vient d'enlever son boxer, et je peux dire qu'elle n'est pas si petite que ça. Je reporte mes yeux sur les siens, avant qu'il ne pense que j'éprouve des pensées malsaines à son propos. Il me regarde et semble un peu gêné. Lena prend les mensurations de presque chaque partie de son corps. Elle lui pose des questions et il nous apprend que pour lui, l'apparence est très importante. Il nous dit qu'il n'a pas beaucoup d'argent, mais qu'il préfère s'acheter un joli jean plutôt qu'un bon matelas. Il nous parle ensuite de ses cheveux. C'est vrai qu'il a vraiment changé depuis Septembre. Maintenant je me rappelle, il avait les cheveux plus courts. A présent il a des rajouts, ainsi que quelques mèches blanches. Les extensions c'est pas gratuit ... Il doit sacrement tenir à son physique pour dépenser comme ça !

Lena lui file un pantalon argenté, et une chemise noire à frou-frou. Elle le maquille, et s'occupe de ses cheveux. Elle commence par lui enlever ses vilaines mèches, avec une teinture noire, puis lui fait une jolie coupe, et fini par un lissage de cheveux. Il a les yeux qui brillent en se regardant dans la glace. On dirait qu'il apprécie beaucoup. Il se retourne alors vers moi.

-Wouah ! Tu vas assurer comme ça.

Je lui fais un clin d'½il, et il me remercie.

Je fais sortir toutes mes employées, en espérant qu'elles fassent fureur ce soir. Je demande à Bill de rester avec moi.
-Bon ben maintenant, les tests :) Tu vas aller dans une chambre spéciale, et va voir si tu es performant.

Je lui souris sadiquement et il déglutit difficilement. Je l'emmène avec le mec professionnel qui nous dira si on peut l'embaucher. On verra bien. J'espère que oui.
Quelques minutes plus tard, ils viennent me voir et le type m'explique en quelques mots qu'il est sublime. Sans aucune hésitation je lui dis :

-Au boulot ! Tu vas sur le trottoir, et tu attends... Tiens, voici le Bip.
-Je suis pris ?
- Oui. Allez ! Bouge !

Il sort et va se mettre en place dans la rue. Comme c'est le début pour lui, je décide de l'observer un peu. Je me place derrière une vitre, et le regarde attentivement. Un gars se pose à côté de moi et le regarde aussi.

-On dirait un ange...

Etonnant... Parce qu'en règle générale une pute ressemble à tout sauf un ange... Je ne trouve rien d'autre à dire que :

-Et ouais ! Je vais être pété de tune mon vieux ...

Je lui tape amicalement sur l'épaule et me dirige vers le bar. Rien de mieux qu'une bonne bière pour débuter une bonne soirée...



# Posté le mercredi 23 juillet 2008 08:13

Modifié le samedi 06 septembre 2008 16:39

. _ C h a p i t r e 4 .

 .  _ C h a p i t r e  4                           .


_______________ T o m :

C'est une soirée bien remplie et Bill m'épate vraiment. Je ne saurais dire combien de fois mon bipp a sonné depuis qu'il a été engagé tout à l'heure. Il ne cesse de faire des allers-retours trottoir / chambres, chambres / trottoir. Ce petit jeune va vraiment me faire augmenter considérablement la cagnotte. La sonnerie de mon bipp retentit pour la Xième fois, sauf que cette fois, c'est Kimberly. Elle, elle est la meilleure. Même Bill n'atteindra jamais sa cheville. C'est la pro des pro. Je relève la tête et aperçois Bill juste devant moi. Il a l'air épuisé...
- Euh ... Patron... Enfaite il se trouve que j'ai très très très soif. Je peux... me prendre un verre ?
- Non.
C'est clair net et précis.
- Comment ça non ?
L'arrogance je déteste ça, et je déteste l'assurance qu'il commence à prendre avec moi.
- Ben non. Tu ne bois pas. Sauf si le client te propose un verre... Bien entendu cela doit être son idée, c'est pas à toi de gratter.
- Ah... D'accord.
- Allez dépêche toi. Sors !
A mon plus grand bonheur, il part tout affolé en remuant son joli derrière. Un vrai régal.
Une demie heure plus tard, il est accoudé au bar, buvant énergiquement un grand verre de bière. Il a l'air calme et sereins, malgré le fait qu'un client lui tripote activement les fesses. Bill est une de mes plus belle trouvailles. Et dire que j'ai failli ne pas le prendre...


_______________ B i l l :


Une longue soirée, beaucoup de fatigue, et un mal de fesses affreux : voilà le bilan de ce premier soir. J'ai jamais été autant fatigué de ma vie. Mes jambes sont en compote et je ne sais pas si je préfère être debout ou assis a cause de ... . Enfin bref, c'est un calvaire ! Je suis dans les vestiaires, au milieu des autres filles. Tom va venir nous parler. Le verdict enfin !
- Alors les filles ? Vous vous êtes amusées ?
Je remarque alors, en jetant un coup d'½il circulaire autour de moi, que les autres filles sont comme à 8 heures : ni fatiguées, ni essoufflées, ni rien du tout. Elles sont en pleine forme.
- En tout cas c'était du très bon boulot, je suis fièr de vous.
Il nous adresse une sourire en coin, et nous annonce qu'on peut se changer. C'était pas trop tôt ... Directement, une des filles va vers lui et commence à lui parler d'une manière qui ne me plait pas trop. Elle drague. Je ne peux pas m'empêcher de regarder son petit manège.
- Elle te fout les boules ?
Je me tourne Juliette se change derrière moi. Je rougis, elle a compris que je regardais tom ?
- Euh ben ...
- Il a 22 ans, il est fiancé et a un petit garçon. Puis le soir, il couche avec les putes de la boite. Et celle qui parle avec lui c'est Kimberly, sa favorite. Il se la tape très régulièrement.
Waou ... Elle vient de me balancer tout ça en pleine tronche et j'ai du mal assimiler. Il a 22 ans, et il va se marier... et il a un enfant ! Je n'en reviens pas. Je le vois d'une manière totalement différente maintenant.
- Ca fait bizarre hein ? ^.^
- C'est le moins qu'on puisse dire oui.
Pour ce qui concerne Kimberly, elle est dans la glass' boxe. Evidemment : grande (fausse) blonde, à forte (fausse) poitrine, et un visage super vulgaire. Elle me répugne. Qu'est-ce qu'elle a de plus que moi ? Mon Dieu mais cette fille n'est que du silicone ! Et la façon dont il la regarde c'est ... BEARK. Il détache son regard du sien et lance un regard rapide à la pièce .
- Allez les filles, venez à mon bureau pour l'argent.
Elles le suivent en sortant le blé d'un peu partout, bottes, soutifs, pantalons... Moi je termine calmement de me changer. J'ai le temps.


_______________ T o m :


Après ma longue file de filles à payer, voilà Bill. Il a l'air tellement sérieux en me tendant une bonne liasse de billets que je saisis sans hésitation.
-Voyons voir ... 50, 100, 150 ... 550. C'est bon le compte y est. Donc je te donne un quart, ce qui nous fait ...


_______________ B i l l :


Il est très concentré, on dirait une caissière =).
Je ne peux pas m'empêcher de regarder ses lèvres bouger en comptant son butin. Et son visage est tellement surnaturel. Non je n'exagère rien ! Et c'est bien ça le pire...

-Donc 137.5 !
C'est tout ? Je réfléchis, et c'est vrai que si je fais ça tous les soirs, c'est vraiment pas mal du tout.
-J'arrive pas à croire que tu t'en sois fais onze. Comment tu fais ?
-Tout se base sur le regard...
J'arrive toujours à séduire par mon regard, mais j'ai la nette impression que lui il ne marchera pas dans la combine.
-En tout cas, tu as un super effet sur les clients. Toutes mes autres filles s'en font cinq grand maximum.

Je me sens très fier là. Je suis mieux que ses autres filles ?
Je prends l'argent et part après lui avoir souhaité une bonne journée. Moi je sais exactement ce que je vais faire de ma soirée. Dodo ... Maintenant que je me sens plus en sécurité question emploi, il ne reste plus qu'à passer les différents niveaux de la boîte et augmenter dans l'estime de tom.


_______________ T o m :


Je quitte mon boulot très tard, ou bien très tôt le matin au choix. Je m'installe dans ma grosse voiture, bordel qu'est ce que j'ai hâte d'être dans mon lit ! Je démarre et sors du parking souterrain. Bill est déjà au fond de la rue, il ne marche pas très vite. Pas étonnant avec une soirée comme ça... Onze coups... Je crois que ce gamin a battu mon record, et même celui de Kimberly.
Plus les heures passent, plus je suis vraiment heureux de l'avoir engagé.
Je roule un peu plus vite et dépasse Bill, pas de klaxonne, rien ... Ce n'est qu'un petit employé basique. Il ne mérite pas que je porte mon attention sur lui...


_______________ B i l l :


Ca fait toujours mal quand le réveil sonne. Savoir que vous devez l'éteindre, mais que vos jambes ne suivront pas. Et bien, c'est encore mon cas aujourd'hui.
18h et je dois repartir pour bosser, déjà ?
Après m'être roulé pendant 10 bonnes minutes dans mon lit, je me lève enfin et me prépare un repas avec les quelques trucs que j'ai dans le frigo. Avant, c'était ma mère qui me faisait la bouffe, et moi je foutais rien. J'en ai eu marre de cette vie de riche ? Voilà que je me retrouve à jouer la pute dans un bar. Vraiment, qu'est-ce que je suis stupide...

19h30 Une tranche de jambon et un peu de chips de la veille auront suffit. J'avais un gros appétit... avant.
Je regarde l'heure et c'est déjà tard. Ce foutu ascenseur est encore en panne ! Une semaine que je pars à pied vers cette boîte, je commence à prendre l'habitude peu à peu. Après tout, c'est mieux que de rester dans une ruelle, au moins, c'est un grand club où je suis constamment assuré. C'est plus professionnel dirons-nous.

20h00 Je suis dans les vestiaires. Je n'arrive pas à lever les yeux de cette garce. Mon dieu, comme je peux la détester... Je ne l'ai pas encore vu avec lui, mais quand ça sera fais je pense vraiment que je m'en remettrais pas...
Juliette arrive vers moi en me souriant, elle à l'air heureuse.

-Hey, salut ! T'es de bonne humeur =)
-Oui je monte d'un niveau, je passe au bar.
Je la regarde avec tellement d'envie. L'automne approche et il fait de plus en plus froid dehors, j'ose même pas imaginer ce que je ferais quand il neigera et que je serais dehors avec un petit short qui ne me couvre même pas entièrement les fesses !

Tom, le sauveur des filles est là. Je rêve ou tout le monde le matte ? Ca me rend fou de jalousie...



_______________ T o m :


Je sors discrètement de la glass'boxe de Kimberly. Soyons clair, ce que je fais est illégal. Mais tant pis, disons que je teste la marchandise ^.^
Mon bipp a beaucoup sonné, mais j'étais tellement concentré. Cette fille me rend complément dingue. Et le pire, c'est qu'elle me mène par le bout du nez.
Je vérifie mon bipp et comme tous les soirs, je constate que Bill y va à fond : déjà 5 clients et il n'est que 23h30.
Dans la salle, il y a une sacré ambiance. Tout le monde danse et les filles à la barre mettent le feux. Je bois de longues gorgés d'une bière blonde et discute. Soudain, la foule s'écarte du centre de la salle. Je pose ma bière quand j' entends quelques cris aigus.
-LÂCHE MOIII !!!
Je pousse les clients et vois enfin le problème : Bill est au sol avec un gros mec sur lui qui l'étrangle. OH GOD O.O !! On se croirait à la fête de la bière à Munich. Cet homme est tellement gros...


___________________________________________

J'ai fais aussi vite que j'ai pu.
Gros bisous, et BONNES FÊTES !!! <3<3<3

# Posté le lundi 03 novembre 2008 10:36

Modifié le mercredi 17 décembre 2008 08:41

chapitre 5

POV TOM

Je fais signe à quelques videurs de venir et tout s'arrange très vite. Bill reste tout de même sur le sol, l'ai complètement choqué et inoffensif. Je lui tends la main et le relève pendant que cet homme cri sur ce pauvre bill à s'en casser les cordes vocales.

- C'est une honte !! Une honte !! Ça fait 10 jours que je viens le voir, je lui ai demandé de se marier avec moi, que je l'aime et il se souvient plus de moi !

Ok il est un peu déranger enfaite o.0.

- Occupez vous de son cas.

C'est à ce moment la que je regarde bill et remarque qu'il tremble, tout penaud.

- Je ... je peux boire un verre maintenant ?

Je soupire lentement et le regarde, aller, je ne vais pas faire mon patron tyrannique ? Si ?

- Ok juste un verre d'eau alors.


POV Bill {un peu plus tard dans la soirée }

A part ce léger incident la soirée fut relativement calme. Enfaite, je ne sais pas exactement ce qu'il se passe parce que j'ai bu une grande quantité de verre. Difficile de me souvenir quoi et combien surtout. Un gars assez riche m'a offert plusieurs tournées (ainsi qu'a ses amis) de whisky, de bière et surtout de champagne. Un champagne merveilleux mais aussi très fort.

J'ai juste trop but, dans mon boulot c'est juste nécessaire ...

J'enfile mon slim blanc et mes bottes sans prendre le temps de les lacer. L'homme très riche me balance plusieurs billets en pleine tête. J'ai juste l'habitude. Même si au fond ça m'étonnera toujours.

-Tiens
Je sens sa main pénétrer dans mon pantalon indécemment trop bas, et y frotter quelque chose contre mon postérieur.

-Et ça c'est ton pourboire chéri. Ton cul est juste à croquer.

J'éclate de rire, alors que ce n'est pas vraiment hilarant. Mais bon, l'alcool prend le dessus. Je sors en bougeant mon cul et fourre tout ce fric dans mes poches déjà bien remplient. Il me faut encore de l'alcool. Je touche mes fesses, ouais ça devient urgent, et surtout assez douloureux.

Tom mon sexy patron me fixe de loin. Si me je m'écouterais j'irais la bas le draguer ! Je m'approche dangereusement. Je rigole déjà tout seul.

-Putain t'es sérieusement éméché toi.

- Je ne sais pas ! J'adore le champagne !

Me revoilà reparti dans un fou rire incontrôlé. Enfaite les lumières qui tournent son hyper drôles =)
J'arrive aussi à distinguer la mine dubitative de tom et son sourcil levé.

- Regarde-toi. Qui voudrais baiser une pute ivre qui rit comme une grosse conne.

- Hmmm (je fais mine de réfléchir un doigt sur mon menton, une main sur ma hanche) Et bien.. le gars riche qui ma payer le champagne. Ou bien.. toi ;-)

Je lui adresse un clin d'½il qui veut tout dire et passe ma langue sur mes lèvres entrouvertes. Putain, je suis dingue !

- Ne compte pas sur moi pour te payer du champagne ! – Max !
Il lève la main en direction du barman brun.

- Deux bières.

Je souris, voilà de cas aggraver mon cas, saoul je suis plus à l'aise. Il me fixe très sérieusement, ce mec me rend dingue je n'arrive pas à voir ce qu'il pense, ses yeux, sa tenue, rien ne me laisse déchiffrer ce qu'il pense de moi. Les deux bières arrivent vite.

Comme si j'avais prédit que la deuxième bière m'étais destiné je la lève vers lui.

-Santé à mon patron trop charmant !
Mon dieu, c'est moi qui ai sortie une connerie du genre, je n'en reviens pas. Pour me rattraper je lui glisse un clin d'½il très clair. Je fais que de la merde ce soir !

-Pas la peine de le dire tu sais ...
On boit en silence même si de temps en temps je ne peux pas m'empêcher de rire comme ... comme une pute tient ! Oh mais.. Attendez un peu ...

-Tom, tu as dit non le champagne, mais pas pour le reste n'es ce pas ?

-Ouep, ça se négocie.
Et encore une fois son visage ne laisse rien paraitre, ou peut être que je suis trop bourré pour comprendre. Je rigole et me place devant lui, une main sur la hanche.

-Aller ! Laisse-moi te faire vibrer.
Demain je sais que j'aurais honte, alors autant y aller maintenant et cash, j'adore l'alcool=)

-Max ! Met moi ça sur mon compte.
C'est la qu'il se lève et me pousse vers l'avant.

-Aller avance salope ...
Je me laisse diriger alors qu'il me tien le dos, je comprends vite qu'il désire m'emmener dans une des chambres. Waou, j'ai réussi alors, je suis plutôt rapide.

Les lumières qui tournent au dessus de nos têtes me donnent un mal de tête fou, le sol en transparent semble bouger, et les corps autour de moi me donnent sérieusement le tournis. Il ouvre une des portes.

- Je rêve ou tu va me baiser ?

- Putain mais ferme la ...
J'hurle de rire, puis passe dans la chambre qu'il a ouverte. Celle çi est plutôt sombre, je m'installe sur les draps gris et le regarde en souriant perversement.
Tom tourne le verrou et reste la à me fixer. Je lui fais un signe du doigt pour lui montrer que je veux qu'il approche.

- Viens la mon dieu grec !
Il approche assez rapidement en s'agenouillant sur le grand lit, et de façon très sérieuse et presque professionnelle il déboutonne violemment mon pantalon. Il est tellement brusque que j'ai peut pour la fermeture éclaire, il va tout casser.

Je me sens assez timide, laissons le faire après tout ...

- Maintenant tu va fermer ta gueule ok ?

Son visage prés du mien je scrute le moindre détail.

- Aller fou toi à poil, vite !

Je me débarrasse de mon débardeur moulant, puis tout doucement mon boxer. Je le vois descendre le strictement nécessaire de son pantalon et son boxer.

Mon ventre est complètement serré, je n'arrive pas à le regarder, surement que le champagne accentue mes peurs également. Avec moi c'est toujours pareil, je suis euphorique ou complètement effrayer.

Ce soir je passe par les deux stades. Mon dieu il va vraiment me le faire ? Sa main incroyablement fine saisie mon bras, et il me surprend en me tournant avec force. Je ne mi attendais vraiment pas. Il m'oblige donc à me coucher sur le ventre, je n'aime pas vraiment ça. Mais je n'ai rien à dire juste me la fermer, ce que je fais d'ailleurs.

Il me retient une deuxième fois avec ses mains brulantes, cette fois il me tient par les fesses en me tirant vers le haut. Et merde, dire que c'est moi qui l'ai cherché. Et puis c'est tout, aucune délicatesse, même si c'est habituel pour moi.

Il me pénètre fermement en me coupant le souffle. Il m'écrase tellement vers le bas que je me sens étouffer contre le matelas et les coussins.

Aucun son ne s'échappe de sa bouche, comme si l'effort qu'il est entrain de faire ne lui pose aucun problème, à croire qu'il est simplement insensible et comme un robot. Je ne peux que subir, et attendre. Ses coups de reins son très violant, j'ai la nette impression qu'il recherche juste à me blesser.
De plus l'angle de pénétration est vraiment pas super pour moi, j'ai juste envie de me tourner et de le baffer.

-Bordel ...

Je grimace, les effets du champagne s'estompent pour de bon. Je regrette d'avoir été dans un tel état, peut être que c'est juste une punition ? En tout cas même un client possède plus de tact avec moi, plus de douceur même.

-Tu me fais mal..

-Franchement j'espère que tu n'es pas aussi casse couilles avec mes clients !

Je ravale la peu de fierté que j'ai en moi, et m'empêche de lui crier que mes clients son des amours en comparaison. Au lieu de ça je le pousse et me tourne.

-Eux ils me laissent faire au moins.

- Ferme la un peu tu veux ? T'es insupportable !

En quelques gros coups de reins je le sens jouir, et je comprends qu'il ne s'est même pas protéger ...
Et merde, merde, il s'allonge à coté en se remettant tout en place.

- Je ne te paye pas pour rester allonger, bouge !

Par contre lui bien sur il à le droit, je ne réagis pas tout de suite ce qui me vaut un deuxième cri

-Oh ! Je ne rigole pas ! Bouge ton cul bordel !

Je finis par me rhabiller et sortir de la chambre, je m'aperçois qu'il ne reste plus que 30 minutes de boulot pour ce soir et le club est presque vide.
Julia me regarde depuis le bar, qu'es ce qu'elle me veut ...

***

Dans les vestiaires j'ai pris l'habitude de me déshabillé, la pudeur s'est complètement volatiliser ma part. Julia à mes cotés jette son bustier noir sur le banc.

-Alors ça yé ? Tu te l'es tapé ?

Je me tourne doucement vers elle en finissant d'enfiler sur mes hanches mon jogging.

-Pardon ?

Comment elle sait ça elle ? Elle me surveille ? Evidement.. Elle nous a vus rentrer dans la chambre. Bon je pense que je suis cuit. Elle me fixe toujours.
-Euh .. qui ça ?

Jouons l'innovent jusqu'au bout ! Je dois paraitre assez gêné et timide, elle éclate de rire en me tapotant l'épaule.

- T'inquiète pas mon petit c½ur, tout le monde y est passé par ici, je voulais juste savoir. Tom aime bien tester personnellement TOUTES les putes du club. S'il aime il reviendra, sinon il te touche plus.

- Ah ...

Le c½ur ne me dit pas de lui expliquer que c'était la première et dernière fois parce que j'ai été nul a chier. J'ai tout merdé. BRAVO BILL !! Super ! –'

Je ne m'attarde pas plus et sort des vestiaires, le rouge me monte aux joues quand je tend ma liasse de billets vers Tom .

Pourtant il a l'air imperturbable, comme si de rien. Je suis un peu déçu, Tom ne ma pas connu sous mon meilleure jour, et je pense que je n'aurai plus l'occasion de lui montrer que je vaux mieux que ça. Je passe la porte du club, épuisé, triste, et tellement d'autres sentiments mêlés.

Le vent frais soulève mes cheveux et rafraichit mon visage. Il est 6h30 et alors que la ville se lève moi je rentre chez moi, ma journée vient de se finir ...




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Voila !! Enfin ! =) Bon dsl j'ai pas eu le temps de mettre une image, ni de bien relire j'ai fais au plus vite.
Je vais bientôt créer une adresse ou je vous avertirais à toutes de la suite. (chap 6)
Gros bisous<3

Pour être prévenu rentrez cette adresse : sfm-nathi@live.fr
Et je vous préviendrais par email. Bisous<3

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 11:18

Modifié le mercredi 26 août 2009 09:14